Psy, psy, psy, psy….

Psychanalyste Castrie

Psychanalyste – Praticienne PNL
En cabinet ou en téléconsultation

Difficile d’apporter une réponse simple à cette question, quand on est l’une de ces psys ! Je vais tenter un éclaircissement. Ce qu’il me parait cependant opportun, c’est de présenter, selon mon point de vue, la singularité de la psychanalyse sans faire trop de comparatif.
Pour moi, nous sommes tous complémentaires. La preuve, certains professionnels sont psychiatre – psychanalyste ; psychologue- psychanalyste. 

Pour ma part, au regard de mon parcours, je suis psychanalyste – praticien en Programmation Neuro-Linguistiquesauveteur secouriste mental. Mais toutes ces étiquettes aucune n’ont d’importance, car lorsque l’on recherche une ou un thérapeute, nous souhaitons trouver une personne de confiance, capable d’accueillir nos souffrances, nos plaintes sans jugement.
S’engager dans un travail d’introspection n’est pas un parcours de loisirs, bien au-delà, mais un parcours où de multiples péripéties arrivent avec leurs larmes et leurs joies. Devenir soi, se connaitre fait peur. Pourtant, nous le souhaitons quasiment tous. Ceci n’est-il pas caractéristique de l’être humain ? Être en évolution, pouvons-nous réellement nous connaitre ? Notre libre arbitre n’est-il pas cette possibilité de modifier et d’améliorer nos fonctionnements à tout instant ? Oui, ceci nécessite des prises de conscience.

Chaque professionnel, de la santé mentale, a des compétences similaires et distinctes. Quelles sont-elles ?

Psychiatre, psychologue, psychopraticien, psychanalyste accompagnent des personnes confrontées à traumatismes, angoisses…) Tous sont garants d’un espace de parole où l’expression est libre, privée et où la parole et le langage sont importants.
Certains ont un parcours universitaire validé par un diplôme d’État : psychiatre, 6 années en médecine et 4 années en psychiatrie ; psychologues 5 années. D’autres sont certifiés par un institut de formation privé. Les durées de formations sont variables selon les approches. Pour ma part, j’ai suivi 5 années en psychanalyse, et je poursuis mon analyse personnelle et ma supervision (échange avec un paire, sur ma pratique).
La réalité de nos métiers impose la nécessité de se former de façon continue. La supervision justement, espace de questionnements et de transformations est indispensable, obligatoire en psychanalyse, elle garantit un cadre sécure dans notre accompagnement. Nous sommes tous soumis à des obligations éthiques, morales et législatives. Et comme tout être humain, nous sommes imparfaits. Accueillir et questionner ces imperfections, n’est-ce pas un signe d’humilité nécessaire au monde psy ?
Chaque professionnel est singulier, ce qui veut dire que chaque accompagnement l’est aussi, tout comme les patients que nous recevons. Cela peut complexifier la compréhension de ce secteur d’activité, mais c’est aussi ce qui en fait sa richesse : la diversité ! Qu’en pensez-vous ?
Ne sommes-nous pas chanceux de vivre à cette époque où la diversité de l’offre thérapeutique nous permet de découvrir, tester et choisir ce qui nous correspond ?
Essayons de préciser un peu ces singularités, en dehors de la personnalité du praticien.

Le psychiatre est le seul à avoir le titre de médecin

Il diagnostique et traite des troubles mentaux graves. Dans son écoute, il analyse les comportements et les schémas psychiques (psychoses, névroses, états limites). Il prescrit des traitements, des hospitalisations d’urgence et des internements.

Le psychologue

Il participe aux dépistages de troubles du comportement. Il réalise des évaluations psychologiques et dans le cadre de son accompagnement, il propose des solutions pour aider et inciter le patient à résoudre ses problèmes. Il a, à sa disposition,
plusieurs techniques et peut se spécialiser dans un champ spécifique (travail, famille, enfance…)

Le psychopraticien, est un praticien du champ psy

Il est professionnel de la relation d’aide, il utilise différentes thérapies alternatives, souvent dites brèves. De façon caricaturale, c’est une réponse pour un problème.
Ces trois professions s’appuient sur une approche solutionniste. Ce qui peut être pertinent dans certaines situations de mal être. Moi la première, j’ai bénéficié des compétences d’autres psys. Mais je sais que les résultats dépendent de ce que nous en faisons. Car la seule personne qui peut vraiment apporter du changement dans sa vie, c’est soi-même. N’est-ce pas là, la difficulté ?

Le psychanalyste

Il ne cherche pas à solutionner. Il a pour fondement d’accompagner le patient à trouver ses propres réponses. La psychanalyse invite à une recherche de connaissance de soi. Elle exige du patient une honnêteté avec lui-même et une authenticité. Sigmund FREUD, fondateur de la psychanalyse, a écrit dans son ouvrage « Introduction à la psychanalyse » « Nous repoussons autant que possible ce rôle de mentor (conseiller et guide) et n’avons qu’un désir, celui de voir le malade prendre ses décisions de manière autonome. » « Remplacer l’inconscient par le conscient » est l’essence de la psychanalyse. Ceci passe par l’écoute et la règle de l’association libre.

L’écoute analytique se différencie de l’écoute active et structurée, utilisée généralement en thérapie. Dans l’écoute analytique, dite aussi flottante, l’attention au discours du patient ne s’attarde pas sur un détail ou un autre. Le psychanalyste se concentre sur différents éléments tels que les lapsus, les consonances, les prononciations, les soupirs… Il se rend disponible, en s’inscrivant dans une forme d’oubli de soi et de ses connaissances, pour accueillir, contenir, et rendre accessible le discours inconscient du patient.
Wilfred Bion parle de « La rêverie de la mère (…) un état d’esprit qui est réceptif à n’importe quel « objet » mental venant de l’enfant et le soumet à son propre fonctionnement alpha le transformant en quelque chose que l’enfant à son tour sera capable d’utiliser de manière imaginative. » « Sur la rêverie » Michael Parsens. L’analyste met son appareil psychique à la disposition de celui du patient. L’association libre se distingue des questions semi-directes, utilisées pour recueillir des précisions sur la situation du patient.
La personne est invitée à ne pas censurer ce qui lui vient à l’esprit. S’autoriser à dire la chose la plus insignifiante, inavouable, impudente, immorale peut être difficile.

Freud écrit sur cette difficulté « Nous invitons le malade à se mettre dans un état d’auto-observation tranquille, sans arrière-pensée, et à nous faire part de toutes ses perceptions internes qu’il fera ainsi, dans l’ordre même où il les fera : sentiments, idées, souvenirs, nous lui enjoignons expressément de ne céder à aucun motif qui pourrait lui dicter un choix ou une exclusion de certaines perceptions, soit parce qu’elles sont désagréables ou trop indiscrètes, ou trop peu importantes, soit parce que cela n’a rien à voir ou que c’est absurde (…) » Ce sont ces « idées et souvenirs qui soulèvent le plus de doutes et d’objections qui renferment régulièrement les matériaux les plus susceptibles de nous aider à découvrir l’inconscient. (…) le premier résultat que nous obtenons en formulant cette règle fondamentale de notre technique consiste à dresser contre elle la résistance du malade. Celui-ci cherche à se soustraire à ses commandements par tous les moyens possibles. (…) il finit par convenir qu’il ne peut vraiment pas le dire, qu’il a honte, et il laisse ce motif l’emporter sur sa promesse.»

De nombreux auteurs ont décrit et développé l’approche analytique. Je vous invite à aller à leur rencontre, si la curiosité vous en dit ! Nous, les professionnels de la santé mentale, œuvrons pour un même objectif, que la personne puisse comprendre, ajuster, modifier son fonctionnement face aux évènements de sa vie et de donner du sens à ce qu’elle expérimente.
Chacun d’entre nous, dans notre singularité, à partir de nos compétences, apporte un soutien au patient. Nous ne pouvons pas faire à sa place, il est le seul en possession des clés de son mieux être. Nous sommes une rencontre, à un moment donné, pour un temps.